Ce que dit la loi

La loi sépare les produits pour les professionnels et pour les particuliers, et la loi interdit l'usage de certaines substances actives.

Conseils

PEPS invite toute personne à consulter la réglementation vis-à-vis des produits Biocide ainsi que leurs toxicité.

Securité

La société PEPS est agrée par le ministère de l’agriculture sous le N° LO20166 en tant que distributeur et applicateur de produits Biocides.

Notions de toxicité

L'utilisation d'insecticides domestiques est certes pratique, elle nécessite néanmoins des précautions pour la santé humaine. "Il n'est pas rare de voir la maniaque du ménage horrifiée à la vue d'un cafard, vider un aérosol dans une cuisine non ventilée".
Ce qui provoque souvent maux de tête, toux et parfois vertiges. Les risques sont pour les enfants, les personnes asthmatiques, les allergiques. Au -delà, les intoxications sont dues à de mauvais usages. Les insecticides sont constitués de substances actives : c'est l'ingrédient principal pour lutter contre l'envahisseur. Cette substance, pour être appliquée, est accompagnée d'adjuvants non détaillés sur les étiquettes. L'adjuvant peut être de l'eau, de l'alcool mais aussi du pétrole ce qui ne va pas sans poser de problèmes.
Il faut suivre les prescriptions générales d'usage : Se protéger les mains (gants), en cas de contact avec les yeux, rincer immédiatement à l'eau, etc...

FAMILLES INSECTICIDES

PYRETHRINOIDES (ou pyréthrines) :
Les
pyréthrinoides
  sont très présents dans la distribution dans les produits contre les insectes rampants et sont très utilisés dans les antiparasitaires pour chiens et chats. Le plus présent est la tétraméthrine qui présente un bon effet de choc suivie de la perméthrine. Mais on repère également de l'esbiothrine, de l'alléthrine, de la bioalléthrine, de la cyperméthrine, de l'imiprothrine, de la pralléthrine et de la transfluthrine.
En produits professionnels, nous rencontrons aussi la deltaméthrine et la lambda-cyhalothrine (les insectes ne pratiquent pourtant pas la lambada). Leurs noms proviennent des pyrèthres, une plante africaine voisine des chrysanthèmes. Ses fleurs desséchées ont des propriétés insecticides. On peut trouver dans les produits des extraits de pyrèthre végétal, sinon il s'agit de pyrèthres de synthèse. «Les pyrèthres de synthèse sont très sûrs» affirme le Dr Robert Garnier du Centre antipoison de Paris. Les extraits de pyrèthre végétal, par contre peuvent contenir des impuretés de la plante, notamment des pollens susceptibles de déclencher des allergies. Ils présentent le double inconvénient d'être moins efficaces, car ils sont rapidement détruits par la lumière et de pouvoir déclencher des allergies.
Les pyréthrinoides de synthèse peuvent être néanmoins à l'origine de fourmillements intenses en cas de contact direct et prolongé avec le corps. La CSC (Commission de sécurité des consommateurs) a été saisie de plainte suite à l'usage de la deltaméthrine. On trouve aussi des cas d'irritations de la peau et des yeux. Ces derniers troubles ne sont toutefois pas imputables à la substance active, mais aux solvants qui l'accompagnent, et qui sont à base d'hydrocarbures. Ajoutons enfin que les pyréthrinoides sont très toxiques pour les poissons.

ORGANOPHOSPHORES :
Les principales substances actives rencontrées sont le dichlorvos (ou DDVP), le dimpylate (ou diazinon).
Le dichlorvos a été classé dans le groupe 2B c'est-à-dire, cancérigène possible par le CIRC (Centre international de recherche sur le cancer) de Lyon. Cette affirmation est toutefois nuancée ou contestée par certains laboratoires tels Vétoquinol qui, dans un rapport remis à l'ANMV et produit par un expert externe, conclut à un "risque cancérigène improbable pour une utilisation de type antiparasitaire externe". Le dichlorvos, présente de plus une efficacité inégalée sur l'insecte.
Les personnes asthmatiques ont intérêt à se détourner des produits à base d'organophosphorés.

CARBAMATES :
Il faut également détourner les asthmatiques des carbamates, notamment le propoxur. On en trouve dans les produits anti-cafards et dans les colliers antiparasitaires pour chiens. L'Agence américaine pour la protection de l'Environnement (US EPA) l'a classé « cancérigène possible pour l'homme»

PYRAZOLES :
Dans les produits insecticides, on trouve également le fipronil. Cette substance a fait parler d'elle car elle est suspectée d'être à l'origine de la forte mortalité des abeilles depuis plusieurs années. L'utilisation du fipronil est suspendue en agriculture depuis le début de 2004. Les agences de sécurité des aliments (Afssa) et de l'environnement (Afsse) ont rendu un avis sur le risque pour la santé humaine lié au fipronil : Conclusion : "Il n'y a pas actuellement d'élément indiquant que l'exposition au fipronil constitue un risque pour la santé de l'homme, dans les précautions d'emploi préconisé pour chaque type de produit." Pour les médicaments vétérinaires, ils ont toutefois rappelé l'une des précautions importantes de la notice : "Les animaux récemment traités ne sont pas autorisés à dormir avec leurs propriétaires, surtout les enfants."

FAMILLE RATICIDES :
Les substances rencontrées sont surtout des anticoagulants. Nous rencontrons souvent le difenacoum, le brodifacoum et la bromodialone. Le principal risque est que l'enfant avale le produit. L'antidote est la vitamine K1.
"Heureusement, l'enfant ne mangera souvent que quelques graines, et les concentrations sont assez fortes pour être efficaces sur les rongeurs, mais elles sont très faibles pour l'homme." (Dr Garnier du Centre antipoison) (Note d’humour :" les belles-mères sont résistantes ")
En cas d'accident, un test sanguin est nécessaire pour vérifier que le produit n'a pas occasionné trop de dégâts. En cas d'ingestions de produits professionnels très concentrés ou en quantité importante, lors de tentative de suicide, les traitements peuvent durer plusieurs semaines, voire plusieurs mois.

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